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mon.service-public.fr : une révolution au service du citoyen

L’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication  n’a pu laissé indifférent le gouvernement français. Ce dernier, a clairement affiché son souhait de voir la France entrée dans l’ère numérique, et d’user de ces nouveaux outils au service du citoyens. C’est dans ce cadre que s’inscrit le « Plan France 2012 ». Cette démarche s’inscrit dans un processus tendant à faciliter les démarches des citoyens dans leurs relations avec les administrations et de leurs en donner plus de droit. Un des grands exemples de cette réussite est « Mon.service-public.fr » : un outils virtuel révolutionnaire au service du citoyen. C’est une des belles réussites de l’administration électronique française.

Mon.service-public.fr, est un site Internet conçu sous forme de portail ayant pour objet de permettre à toute personne vivant en France, de pouvoir accéder à plusieurs service administratifs en même temps, via son compte personnel composé de « Login » et de  « mot de passe ». C’est une sorte de guichet unique pour les services administratifs au service des administrés.

Imaginer en l’espace d’une heure, pouvoir simultanément pouvoir faire vos démarches administratives à la CAF, CNAV, CPAM,  CNAMTS, URSAFF, CDC, MSA… certains pourront parler d’une sorte de téléportation du citoyen dans la réalisation de ses démarches administratives.

Mon.service-public.fr dispose aujourd’hui de deux services aux bénéfices du citoyen :

D’abord, c’est un compte personnel des démarches administratives permettant au citoyen de gérer de manière individualisée certaines démarches administratives proposées dans le portail. Parmi les services actuellement proposés sur ce portail, figurent :

· L’accès au compte Ameli (assurance maladie)

· L’accès au compte CAF (allocations familiales)

· L’accès à l’espace Pajemploi (concernant les formalités garde d’enfant)

· L’accès au espace privé MSA (protection sociale agricole)

· L’accès au compte CNAV (Assurance retraite)

· L’accès à l’espace CESU (Chèque emploi service)

· L’accès à l’espace CDC retraites (réservé aux seuls retraités de la CNRACL, du FSPOEIE et de la Retraite des Mines et pour les clients actifs et retraités de l’IRCANTEC et du RAFP)

· L’accès à l’espace personnel  sur certains sites Internet de quelques communes, qui font l’objet d’une expérimentation.

Ensuite, le citoyen bénéficie d’un espace sécurisée de stockage pouvant déposer une copie de ses pièces administratives justificatives et de ses documents officiels (copie de carte d’identité, de passeport, justificatifs de domicile nécessaires à certaines démarches, etc).

Le portail a récemment ajouté d’autres services : le changement de coordonnées, le recensement citoyen, l’inscription sur les listes électorales, le changement de nom à la suite d’un mariage ou d’un divorce, …

MSP ne compte pas s’arrêter là, l’objectif est de pouvoir raccorder le maximum d’administration au portail afin de faciliter encore plus la vie du citoyen. On peut imaginer dans le futur l’émergence d’une administration virtuelle, avec la suppression des accueils physique du public de certains bureaux administratifs. Une logique qui s’inscrit dans le contexte de réduction des dépenses publiques et d’économies dans le secteur public.

C’est une véritable révolution dans la vie des citoyens. Fini les interminables queues dans les locaux de la CAF, pour ne citer que celle là. N’ayez pas peur de cet outils, apprivoisons le et vos démarches administratifs ne seront plus ce calvaire d’antant. Un simple double clic peut changer et faciliter la vie de vos démarches administratives, tel un achat sur un site Internet.

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France.fr, de la Bérézina à Waterloo

Il y a des domaines que le monde entier nous envie, des domaines où notre bonne vieille France fait figure de référence, mais chacun sait que ce n’est pas celui des nouvelles technologies. En plus d’être généralement considérée comme « à la traîne » sur bon nombre de sujets high-tech, la France parachève de montrer sa médiocrité au yeux du monde par des situations qui la rendent tout proprement ridicule !

C’est véritablement le cas avec ce qui est devenu « l’affaire France.fr » : censé promouvoir les valeurs, les traditions et les beaux paysages de notre République – le « symbole de la France à travers le monde » selon le SIG, le Service d’Information du Gouvernement – le site France.fr n’a pu réussir sa mission que pendant quelques heures avant d’être rendu « momentanément indisponible » (comprenez : à jamais indisponible)… Effet garanti pour une plateforme lancée le jour de la fête nationale française, le 14 juillet 2010 !

Certains se demandent encore comment ce plantage généralisé a-t-il pu survenir seulement 50,000 connexions après son lancement ! Le SIG lui-même fait fausse route en rendant la société « Cyberscope », responsable de l’hébergement du site, fautive de ne pas avoir prévu assez de bande passante pour accueillir cet afflux massif de curieux.

Les professionnels ne croient d’ailleurs pas à une telle erreur de débutant de la part de cette boîte et penchent plutôt pour un trop grand nombre de pages non trouvées sur le site (la célèbre erreur 404) ainsi que des problèmes lors des changements des 5 langues prévues par les créateurs. « Cyberscope » s’est tout naturellement appuyé sur cette thèse : d’une part en annonçant la mise à disposition de 10 serveurs physiques pour stocker le site (largement suffisant même pour des connexions massives), et d’autre part en jurant avoir respecté méticuleusement le cahier des charges fourni par le SIG.

La balle est donc clairement renvoyée au prestataire chargé de développer le site, l’agence « Mode d’emploi », qui avait opté pour une plateforme créée à partir de l’éditeur de site (en anglais CMS : Content Management System) Drupal, bien connu des webmasters.

Assez logiquement, la Web agency botte en touche et préfère détourner l’attention en annonçant la réouverture prochaine du site.

Le problème est que, plus les jours passent, plus la (nouvelle) sortie du site est repoussée et, les vacances venant compliquer les choses, il semble que la plus grande confusion règne chez nos amis du SIG. Manifestement, l’enquête lancée par le Service du Gouvernement au sujet de ce fiasco ne semble pas calmer le jeu…

Aux dernières nouvelles, la société « Cyberscope » a été dépossédée du bébé et du marché qu’elle avait obtenu, lequel passe dans les mains de l’hébergeur parisien « Typhon », bien connu des entités gouvernementales puisque celui-ci prend déjà en charge des sites institutionnels comme celui du Ministère du Travail.

Il est à parier que le jour où le SIG dévoilera le bilan de son audit, et si celui-ci confirme les dires des observateurs, un contentieux sévère pourra être lancé par « Cyberscope », injustement remercié a priori pour des erreurs probablement dues à l’agence « Mode d’emploi ».

Le plus triste dans cette histoire est que le site n’est plus aussi attendu qu’à la mi-juillet, et seuls quelques irréductibles gaulois s’intéressent encore à cette déroute en règle de l’Internet français et attendent l’arrivée du Messie.

C’est toujours la même histoire depuis la Coupe du Monde en Afrique du Sud : tous les acteurs se renvoient la balle (parfois difficilement pour l’équipe de France), et au final, personne n’est capable d’aller droit au but…

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François Baroin présente ses « 100 mesures » pour moderniser l’Administration

Le tout nouveau Ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat, François Baroin, successeur d’Eric Woerth à ce poste, a présenté, lors d’une rencontre organisée par la Direction Générale à la Modernisation de l’Etat, ou DGME, son plan de 100 mesures censées redonner un coup de jeune à l’administration et rebooster le passage de celle-ci au tout numérique.

Une phrase clé résume la pensée et l’action du Ministre : « toute démarche faisable par courrier sera faisable par Internet d’ici 2012 ». Pertes de papier d’identité, attestation de déménagement, création d’entreprise ou d’association… Tout y passera, sans exception. Mieux, M. le Ministre assure qu’il sera bientôt possible de déclarer à plusieurs administrations en une seule fois un changement d’adresse via le Net par exemple.

L’autre chantier important est la qualité et la rapidité de l’information distillée aux usagers : en effet, la prolifération de sites web institutionnels pour chaque entité ministérielle, dont certains sont obsolètes et/ou totalement laissés à l’abandon, ne permet pas à l’usager selon les responsables politiques d’aller droit au but et de répondre à ses interrogations en un clin d’œil. Ainsi, la DGME prévoit ni plus ni moins la division par 10 du nombre de plateformes institutionnelles, avec une meilleure interconnexion entre les nouveaux sésames, pour privilégier clairement la qualité à la quantité.

La phrase choc du Ministre n’oublie pas la perspective du délai puisque l’année 2012 est avancée assez pompeusement par les pouvoirs publics (il ne reste tout de même qu’un an et demi pour y arriver, et l’administration est quand même aussi connue pour sa lourdeur…). Pour autant, la DGME souhaite rassurer les foules en exhibant fièrement sa version 2.0 flambant neuve du désormais célèbre « mon.service-public.fr » (qui gère à l’heure actuelle plus de 700,000 utilisateurs et une inscription toutes les deux minutes !) attendue pour le 12 juillet 2010. Cette deuxième mouture permettra, entre autres, une meilleure interopérabilité avec les téléphones portables nouvelle génération (Proxima Mobile est passé par là) et les tablettes du style iPad, mais également un accès simplifié et plus ergonomique aussi bien aux personnes handicapées qu’aux citoyens lambda.

Par ailleurs, le Gouvernement a également déclaré qu’il comptait développer un nouveau service d’envoi automatique de SMS de signalement aux usagers pour tout type de procédures diverses et variées, d’un simple renouvellement de passeport à un rappel, plus épineux, de paiement de l’impôt…

Se voulant rassurant de par sa sérénité affichée, le « Soldat Baroin » monte au front d’un gigantesque champ de bataille, parfois miné, en ayant le mérite de motiver ses troupes pour qu’elles remplissent les objectifs escomptés. On en oublierait presque les nombreuses heures supplémentaires et la grosse pression inévitable qui va retomber d’ici à 2012 sur les épaules de nos pauvres agents-techniciens informatiques…

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