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HADOPI : ce qui devait arriver arriva…

Premiers mails et premiers problèmes pour la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet…

Sans grande surprise, des centaines d’internautes anonymes et piochés au hasard ont déjà reçu des faux mails d’avertissement (l’avertissement véritable étant pour sa part la première étape de la « riposte graduée » voulue par les lois Hadopi 1 et 2 respectivement des 12 juin et 28 octobre 2009) de la part de petits malins qui connaissent la méthode assez simple pour envoyer des courriers électroniques avec des adresses de destinataires totalement farfelues. C’est ainsi que servicejuridique@hadopi.fr ou autre avertissement@hadopi.com notifieront à des internautes incrédules des menaces de poursuites s’ils persistent à télécharger sur les réseaux peer-to-peer, ou pire, leur feront croire qu’ils doivent payer une amende directement en ligne pour « régulariser » leur situation.

La menace est donc plus importante qu’on ne le croit : passés les petits plaisantins qui veulent donner des frayeurs à leurs voisins, ces envois massifs de fake pourraient finalement s’apparenter à du phishing, technique bien connue des pirates pour soutirer de l’argent aux particuliers en se faisant passer pour leur banque. Eric Walter, le président de la HADOPI, a mis récemment en garde via une séance de « chat » à la rencontre de français que jamais l’autorité administrative indépendante créée par la loi Hadopi ne demandera une quelconque somme d’argent et que, je cite, « vous ne pourrez JAMAIS recevoir de mail vous demandant de payer une amende, ce que vous avez reçu est un faux mail« .

Comme toujours, ce qui était prévu de longue date n’a pas manqué d’arriver et plus c’est gros, plus ça passe. Tous les blogueurs de France et de Navarre avaient mis en garde les responsables politiques sur cet inévitable flot de messages bidons qui allaient être disséminés un peu partout dans les messageries électroniques.

Quoi de plus facile d’ailleurs que de cibler, au gré des intitulés des comptes de messagerie, un type de personne donnée. Par exemple, marc.dupont@orange.fr (pardon pour les véritables Marc Dupont, mais ceci n’est qu’un exemple…) laisse entrevoir une adresse professionnelle ou pourquoi pas une personne âgée, qui n’est donc pas automatiquement un habitué des réseaux peer-to-peer (quoique, tout est possible…). A l’inverse, missdu75@hotmail.fr (désolé pour la vraie miss du 75 également !) est presque à coup sûr une jeune adolescente qui a 1000 fois plus de chance de télécharger illégalement, tant le « virus du piratage » est une caractéristique récurrente dans la nouvelle génération. Pour peu que le pirate trouve son SkyBlog, il n’y aura plus de doute possible : il pourra faire mouche en menaçant la jeune fille de choses qui la dépassent totalement, semer en un e-mail la zizanie dans sa famille et peut-être réussir à leur soutirer, par la peur, de l’argent.

Clairement donc, le système vient déjà d’être perverti. Peut-être aurait-il fallu, plutôt qu’un premier courrier d’avertissement dans les boîtes aux lettres électroniques, envoyer un premier mail directement dans les boîtes aux lettres physiques des individus ? Cela aurait d’ailleurs fait coup double car, en réduisant significativement les tentatives de fraudes et de faux actuels, l’intervention des agents de la HADOPI aurait pris encore plus de sens avec une missive matérielle et officielle.

Au lieu de cela, les contentieux liés à ces faux mails pourraient devenir plus importants que ceux en rapport avec  la véritable mission de la Haute Autorité ! Rappelons tout de même que les avertissements pédagogiques ont été voulu par le législateur pour éviter le recours systématique au juge et ne pas engorger ainsi encore un peu plus les tribunaux…

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mon.service-public.fr : une révolution au service du citoyen

L’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication  n’a pu laissé indifférent le gouvernement français. Ce dernier, a clairement affiché son souhait de voir la France entrée dans l’ère numérique, et d’user de ces nouveaux outils au service du citoyens. C’est dans ce cadre que s’inscrit le « Plan France 2012 ». Cette démarche s’inscrit dans un processus tendant à faciliter les démarches des citoyens dans leurs relations avec les administrations et de leurs en donner plus de droit. Un des grands exemples de cette réussite est « Mon.service-public.fr » : un outils virtuel révolutionnaire au service du citoyen. C’est une des belles réussites de l’administration électronique française.

Mon.service-public.fr, est un site Internet conçu sous forme de portail ayant pour objet de permettre à toute personne vivant en France, de pouvoir accéder à plusieurs service administratifs en même temps, via son compte personnel composé de « Login » et de  « mot de passe ». C’est une sorte de guichet unique pour les services administratifs au service des administrés.

Imaginer en l’espace d’une heure, pouvoir simultanément pouvoir faire vos démarches administratives à la CAF, CNAV, CPAM,  CNAMTS, URSAFF, CDC, MSA… certains pourront parler d’une sorte de téléportation du citoyen dans la réalisation de ses démarches administratives.

Mon.service-public.fr dispose aujourd’hui de deux services aux bénéfices du citoyen :

D’abord, c’est un compte personnel des démarches administratives permettant au citoyen de gérer de manière individualisée certaines démarches administratives proposées dans le portail. Parmi les services actuellement proposés sur ce portail, figurent :

· L’accès au compte Ameli (assurance maladie)

· L’accès au compte CAF (allocations familiales)

· L’accès à l’espace Pajemploi (concernant les formalités garde d’enfant)

· L’accès au espace privé MSA (protection sociale agricole)

· L’accès au compte CNAV (Assurance retraite)

· L’accès à l’espace CESU (Chèque emploi service)

· L’accès à l’espace CDC retraites (réservé aux seuls retraités de la CNRACL, du FSPOEIE et de la Retraite des Mines et pour les clients actifs et retraités de l’IRCANTEC et du RAFP)

· L’accès à l’espace personnel  sur certains sites Internet de quelques communes, qui font l’objet d’une expérimentation.

Ensuite, le citoyen bénéficie d’un espace sécurisée de stockage pouvant déposer une copie de ses pièces administratives justificatives et de ses documents officiels (copie de carte d’identité, de passeport, justificatifs de domicile nécessaires à certaines démarches, etc).

Le portail a récemment ajouté d’autres services : le changement de coordonnées, le recensement citoyen, l’inscription sur les listes électorales, le changement de nom à la suite d’un mariage ou d’un divorce, …

MSP ne compte pas s’arrêter là, l’objectif est de pouvoir raccorder le maximum d’administration au portail afin de faciliter encore plus la vie du citoyen. On peut imaginer dans le futur l’émergence d’une administration virtuelle, avec la suppression des accueils physique du public de certains bureaux administratifs. Une logique qui s’inscrit dans le contexte de réduction des dépenses publiques et d’économies dans le secteur public.

C’est une véritable révolution dans la vie des citoyens. Fini les interminables queues dans les locaux de la CAF, pour ne citer que celle là. N’ayez pas peur de cet outils, apprivoisons le et vos démarches administratifs ne seront plus ce calvaire d’antant. Un simple double clic peut changer et faciliter la vie de vos démarches administratives, tel un achat sur un site Internet.

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« L’affaire Jessi Slaughter »

Jessi Slaughter, où comment une gamine un peu nunuche s’est faite piéger par le côté obscur de la Toile…

Ce qui aurait dû rester une banale vidéo à la première personne, comme on en trouve des dizaines de milliers sur les sites de vidéos en ligne, est pratiquement devenu en quelques heures une affaire d’état qui continue de secouer l’Amérique. Un bref rappel des faits s’impose.

Jessi, une jeune américaine de 11 ans un peu junkie dans le style de Key$ha et fan de groupes de rock plutôt trash, s’est crue pousser des ailes en publiant sur YouTube une vidéo la montrant devant son ordinateur en train de proférer des insanités à l’encontre des haters, que l’on pourrait traduire en français par des personnes qui la haïssent, avec qui elle aurait eu des altercations numériques sur des forums pour ados.

Si l’on ne peut à ce stade que mépriser cette petite peste qui ose quand même, entre autres, souhaiter que ses détracteurs attrapent le SIDA, on en vient vite à plaindre ce qui ne reste visiblement qu’une enfant trop gâtée vu le raz-de-marée provoqué sur la Toile : réponses sous forme de tornades d’insultes, mises sur la place publique de ses comptes FaceBook, Twitter et même de ses coordonnées personnelles… Tout ceci orchestré par le redouté forum « 4chan », déjà connu sur le Net pour avoir pourri la vie de l’Église de Scientologie, et qui a ici choisi sa nouvelle victime en lui administrant ce que ses membres appellent dans le jargon un « raid ».

Les objectifs de ce raid ont été atteints au-delà de toute espérance… Une seconde vidéo postée quelques jours plus tard montre la jeune fille éplorée demandant que tous ceux qui ont « ruiné sa vie » cessent leur petit jeu macabre. « Vie de merde ».

Cette vidéo, bien loin d’apaiser les esprits, relance le buzz puisque l’on y voit son père, moustachu de son état, pointer du doigt à la caméra les agresseurs de sa Jessi chérie et leur promettre des représailles sévères. Comme un malheur n’arrive jamais seul, la syntaxe plus qu’approximative du chef de famille (« les conséquences ne seront plus jamais les mêmes »), son côté un peu bourru et des menaces provoquant plus l’hilarité générale que la peur (« j’ai contacté la Cyberpolice… ») multiplient de manière exponentielle l’hostilité générale contre la pauvre Jessi.

Les choses vont d’ailleurs aller très loin : pêle-mêle, des appels anonymes, racontant tout et n’importe quoi sur la famille, qui ont poussé la police à venir enquêter au domicile ; ou encore, quelques blogs annonçant le suicide de la jeune fille…

« L’affaire Jessi Slaughter » finit donc par inquiéter la classe politique : les plus conservateurs demandent la mort de 4chan et la nécessité urgente de filtrer le Web, tandis que la plupart des commentateurs, déplorant que les choses aient aussi mal tournées, ne peuvent que recommander aux parents de surveiller l’activité audiovisuelle de leur progéniture, surtout si celle-ci est mineure.

En ce qui nous concerne, nous répétons inlassablement tout au long de nos articles que le Net n’est pas fait pour les pré-adolescents, voire même les adolescents, sans contrôle parental, car ceux-ci n’utilisent généralement pas d’eux-mêmes l’outil à bon escient et ne réfléchissent pas aux répercussions à long terme que peuvent générer des actes d’apparence tout à fait banals comme celui de Jessi Slaughter.

Au-delà d’une surveillance accrue de la part des parents qui paraît indispensable, il faudrait aussi regarder du côté des hébergeurs comme YouTube ou DailyMotion qui permettent à des gamins, par leur inertie sur ce sujet, de se mettre maladroitement en scène et d’être ensuite, dans les cas les plus extrêmes, en proie à la vindicte populaire…
Bien sûr, certains objecteront que ce type de situation ne concerne pas uniquement les jeunes ; le meilleur exemple, français celui-là (cocorico), a pour nom Jean-Pierre Herlant et résonne encore jusque dans les studios d’enregistrement de la matinale de Virgin Radio (ex-Europe 2) animée par l’insatiable Bruno Guillon.

Malheureusement, on ne peut s’en remettre ici qu’à la majorité légale de l’intéressé, atteinte visiblement par notre ami Jean-Pierre (quoique…), et résumée par le célèbre « il est majeur et vacciné (il fait donc ce qu’il veut) ». Pour tous les autres, c’est-à-dire ceux attendant avec impatience d’avoir 18 ans (ou 21 de l’autre côté de l’Atlantique), pourquoi ne pas mettre en place un système de validation du représentant légal de la personne mineure désirant ouvrir son compte YouTube ? Car il suffit en l’état de mentir sur son âge à l’inscription et dire avoir plus de 18 ans pour créer son compte sur la célèbre plateforme : un contrôle de la part de l’hébergeur qui, au mieux, fait sourire et, au pire, donne quelques frissons dans le dos.

Quoiqu’il en soit, le magistrat local a ordonné à notre Jessi de ne pas toucher un ordinateur pendant une semaine, le temps que l’orage passe. Et comme dirait le grand Albert Einstein : « Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue ».

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« J’aime pas » les pédophiles sur FaceBook…

Nos voisins de l’autre côté de la Manche ne font décidemment jamais rien comme tout le monde mais, pour une fois, leur excentricité so british pourra peut être éviter certains dénouements douloureux. En effet, les autorités britanniques ont décidé de mettre en place un système d’alerte sur FaceBook pour les jeunes sujets de Sa Majesté dès que ceux-ci soupçonnent un pédophile de les « halpaguer » via le plus célèbre des réseaux sociaux.

Un message automatique sera ainsi envoyé à chaque utilisateur de 13 à 18 ans, les exortant à installer l’application. Cette nouvelle fonctionnalité, baptisé « Click CEOP », du nom du centre pour la sécurité sur internet et contre l’exploitation des enfants (CEOP : the Child Exploitation & Online Protection), leur garantira un lien hypertexte avec le site www.ceop.gov.uk directement accessible de leur profil FaceBook avec, en prime, le rajout d’un « bouton d’urgence » qui leur offrira la possibilité de déclarer des cas suspicieux en un clic.

Les observateurs ne tarissent pas d’éloges pour cette dernière trouvaille qui fait quasimment l’unanimité, aussi bien auprès des dirigeants de FaceBook que du gouvernement anglais. Pour autant, ce dernier ne tombe pas, chose rare, dans l’allégresse : James Brokenshire, secrétaire d’Etat britannique à la prévention des crimes, souligne en ce sens que « même si cette solution apporte un vrai plus, il est aussi vital que le gouvernement continue à travailler avec les professionnels du secteur, la police et les parents pour éduquer les enfants sur les dangers auxquels ils peuvent être exposés en ligne ». Réfléchi, logique et modeste, plutôt rare chez un politique.

Pour aller encore plus loin, on peut aussi discuter de l’attitude si particulière de la firme créée par Mark Zuckerberg. Certes, le concept est généreux, mais il permet d’éviter soigneusement la seule réelle question qui se pose : FaceBook, de par sa nature et son fonctionnement, n’est-il pas trop dangereux pour les adolescents et pré-adolescents ? Cette crainte est d’autant plus justifiée lorsque l’on constate l’engouement de plus en plus prononcé par les jeunes générations pour cet outil conçu, à la base, par et pour des campus étudiants… Ce qui ne semble d’ailleurs gêner en aucune façon le site aux 500 millions d’inscrits. Pourtant, les détracteurs les plus féroces de la plateforme ne cessent de déconseiller l’inscription à FaceBook aux personnes dites « faibles », à la fois mentalement et physiquement, et facilement influençables. Qui correspond le mieux à cette description que nos chères petites têtes blondes ? Certes, « Click CEOP » permettra probablement de repérer certains détraqués et les empêcher de nuire, mais il ne pourra arrêter les meilleurs ennemis des adolescents, c’est-à-dire eux-mêmes…

Quoiqu’il en soit, si l’essai est concluant, il y a fort à parier que ce système entrera en vigueur dans d’autres pays, et la France s’intéresse déjà de près à ce projet. Et quand l’Angleterre et la France sont d’accord sur un point, c’est historique !

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Quand les éditeurs de jeux de rôles exigent que les joueurs révèlent leur véritable identité…

Il semble que la canicule, sévissant comme presque chaque été en Californie, ait donné un sérieux coup de chaud aux dirigeants de la société de jeu vidéo américaine n°1 dans le monde, ACTIVISION BLIZZARD, pourtant bien à l’abri dans leurs superbes locaux climatisés. En effet, à l’heure d’une des sorties les plus attendues en ce début de IIIème millénaire («Starcraft II», suite du hit éponyme sorti en 1998, réalisé par la filiale Blizzard Entertainment), la firme de Santa Monica, née de la fusion d’Activision et de Vivendi Games, a officiellement annoncé qu’elle exigerait désormais systématiquement de connaître l’identité réelle de ses membres postant des messages sur les forums officiels des sites du groupe.

En apparence, Blizzard ne dit peut-être pas grand chose à l’immense majorité de la population, mais c’est pourtant l’un des studios de création les plus prolifiques et les plus puissants depuis la fin des années 90, auteur des séries à succès «Guitar Hero», «Diablo» et bien sûr «Warcraft», dont le petit dernier on-line, le désormais mythique «World of Warcraft», réunit aujourd’hui une communauté de plus de 11 millions d’aficionados payant leurs cotisations tous les mois pour entrer sur les terres d’Azeroth… Et que dire également du géant américain Activision qui reste, entre autres, l’éditeur de la série à succès « Call Of Duty » dont le dernier opus s’est écoulé à plusieurs millions d’exemplaires, toutes machines confondues.

L’annonce publiée le 6 juillet 2010 sur le site de la société a immanquablement provoqué un véritable tollé sur la Toile, avec plusieurs milliers de réactions de mécontentement en quelques heures. Les dirigeants ont défendu cette initiative sur le simple constat de forums transformés en véritables champs de bataille et faisant l’objet d’échanges de poisons et de jets de bombes incendiaires en tout genre. Le Conseil d’Administration, composé des représentants des deux structures américaine et française, a déclaré d’une même voix que « retirer le voile de l’anonymat qui caractérise les dialogues en ligne contribuera à un climat plus positif, encouragera les conversations constructives et créera des liens au sein de la communauté Blizzard qui n’existaient pas auparavant ».

En clair, et ceci est prévu évidemment de la même façon pour les forums du futur blockbuster « Starcraft II » (disponible dans nos magasins à partir du 27 juillet 2010),  si vous décidez de vous inscrire et de poster des messages sur les forums de Blizzard, ce sera avec votre vrai nom (et du coup à vos frais…). Cette technique dite de « Real ID » est d’autant plus justifiée par l’éditeur qu’elle est pratiquée aujourd’hui par la plupart des journaux en ligne qui en ont assez des messages diffamatoires anonymes.

Mais pratiquée par tout le monde ne veut pas dire justifiée sur le plan de la protection des données personnelles : il est certain que l’affichage de noms complets sur le Net vont alimenter les résultats dans le cas de « googlélisations » sauvages ; pis encore, il peut nuire à la personne alors même que cette dernière utilise son droit à la liberté d’expression (tout dépend évidemment de la teneur des propos) car des critiques sur un jeu ou une société, fussent-elles non insultantes, pourront largement être supprimées et donc à présent récriminées pour cause de mauvaises publicités, ennemi n°1 à abattre pour les secteurs marketing.

Il y a néanmoins une bonne nouvelle dans cette histoire de fous, c’est que cette mesure ne s’appliquera qu’aux forums et non pas aux jeux eux-mêmes ; c’est vrai que s’appeler « Guillaume Lhuillier » quand on est un elfe noir, un orc, un gnome, un troll ou un tauren, cela fait tout de suite un peu moins « jeu de rôle »…

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Google dans le collimateur de la CNIL pour son service « Street View »

Décidément, la CNIL n’en finit pas de faire parler d’elle : la section contentieuse de l’éminente institution créée en 1978 a mis en demeure le 26 mai 2010 le groupe Internet GOOGLE pour sa dernière fonctionnalité en vogue, le « Google Street View ».

La Commission a en effet révélé dans son rapport annuel présenté le 18 juin qu’elle avait épinglé la firme californienne pour avoir capté et collecté toutes sortes d’informations relatives à la vie privée. Le moteur de recherche n°1 dans le monde jure que cette captation est tout à fait fortuite et indépendante de la volonté des techniciens du « Street View » : ceux-ci ont en effet, au cours de leurs escapades aux quatre coins de la France pour photographier sous divers angles les habitations et les chemins de traverse de notre beau pays, intercepté, « par erreur » selon eux, les paquets de données provenant des réseaux Wi-Fi non sécurisés des particuliers.

Vu du logiciel "Google Street View"

Quel que soit le niveau d’honnêteté de GOOGLE, la Commission Nationale Informatique et Libertés a estimé que « l’enregistrement de ces données, effectué à l’insu des personnes concernées, présente un caractère déloyal au sens de la loi. C’est une intrusion dans la vie privée. »

Les membres de la CNIL ont alors usé de tous les moyens d’enquête mis à leur disposition pour, si besoin est, condamner la société en vertu des nouveaux pouvoirs acquis depuis la loi du 6 août 2004 ; ainsi ces derniers se sont tout naturellement invités sur place pour récupérer les données illégalement collectées et ont ensuite obligé la société à refuser toute récupération de données personnelles, même involontaire, pour la poursuite des prises de vue du « Street View ». Des sources sûres parlent de deux disques durs de plusieurs Téraoctets de data à présent en possession de la CNIL…

Malgré la bonne volonté du géant américain quant à sa soumission à l’institution française, la CNIL a pu se faire une idée très précise de l’ampleur du désastre au vu du type de données attrapées par GOOGLE : mots de passe de boîtes aux lettres électroniques, contenus de certains e-mails, noms et détails de fichiers échangés par Wi-Fi, etc. Pire encore, cette maladresse, si toutefois on accorde le bénéfice du doute à la société, ne touche pas seulement la France mais également d’autres pays dans le monde comme l’Espagne, l’Allemagne ou encore le Canada qui, logiquement, ne devraient pas tarder à porter plainte.

Les ennuis ne font donc que commencer pour GOOGLE qui noircit encore un peu plus avec cette affaire son image, et ce ne sont certainement pas les déclarations maladroites voire outrancières de son président actuel, M. Eric Schmidt, qui vont venir calmer le jeu…

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La CNIL autorise la collecte d’adresses IP dans le cadre de la loi HADOPI

Certains pensaient que la si controversée loi HADOPI ne pourrait s’appliquer en pratique, tandis que d’autres espéraient son retrait pur et simple, et pourtant… La riposte graduée « hadopienne » est définitivement en marche et rien ne semble pouvoir l’arrêter.

En effet, la traditionnelle réticence de la Commission Nationale Informatique & Libertés (CNIL) pour tout ce qui touchait à la vie privée des internautes, et ce même dans le domaine du téléchargement illégal, semble enfin avoir cédée aux assauts répétés des industries du disque, du cinéma et des jeux vidéos. C’est officiel, les majors et l’ensemble des ayants-droits ont annoncé que les membres de la CNIL leur avaient donné le droit de collecter les adresses IP des internautes pirates sur les réseaux d’échanges P2P ; mieux, c’est la société « Trident Media Guard » qui sera seule habilitée pour collecter ces adresses.

Pour autant, l’annonce n’a pas encore été rendue officielle, ceci ne serait qu’une question de jours, mais des fuites très sérieuses (un des ayants-droits, la SCPP) ont confirmé ce feu vert donné par la CNIL : « La CNIL, réunie hier en Assemblée Plénière [le 10 juin], vient de donner son accord à la SPPF pour procéder à des collectes automatisées d’adresses IP d’utilisateurs mettant à disposition illicitement sur les réseaux P2P des phonogrammes et/ou des vidéomusiques déclarés à son répertoire social. »

La SCPP en conclut donc qu’elle « va être en mesure, dans les semaines à venir, de saisir la HADOPI, via ses agents assermentés, afin que cette autorité indépendante adresse, par l’intermédiaire des FAI concernés, des recommandations aux abonnés à Internet, dont l’accès a été utilisé pour mettre à disposition, sans autorisation des titulaires de droits, des fichiers musicaux protégés.« 

Compte-tenu de la procédure législative, les fameux envois d’e-mails de mise en garde aux pirates de France et de Navarre ne pourront débuter qu’après la publication des décrets au Journal Officiel, tandis que l’annonce officielle du déclenchement effectif de la riposte graduée est pour l’instant prévue pour le 21 juin, la Fête de la Musique… Tout un symbole.

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