Il y a des domaines que le monde entier nous envie, des domaines où notre bonne vieille France fait figure de référence, mais chacun sait que ce n’est pas celui des nouvelles technologies. En plus d’être généralement considérée comme « à la traîne » sur bon nombre de sujets high-tech, la France parachève de montrer sa médiocrité au yeux du monde par des situations qui la rendent tout proprement ridicule !
C’est véritablement le cas avec ce qui est devenu « l’affaire France.fr » : censé promouvoir les valeurs, les traditions et les beaux paysages de notre République – le « symbole de la France à travers le monde » selon le SIG, le Service d’Information du Gouvernement – le site France.fr n’a pu réussir sa mission que pendant quelques heures avant d’être rendu « momentanément indisponible » (comprenez : à jamais indisponible)… Effet garanti pour une plateforme lancée le jour de la fête nationale française, le 14 juillet 2010 !

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Certains se demandent encore comment ce plantage généralisé a-t-il pu survenir seulement 50,000 connexions après son lancement ! Le SIG lui-même fait fausse route en rendant la société « Cyberscope », responsable de l’hébergement du site, fautive de ne pas avoir prévu assez de bande passante pour accueillir cet afflux massif de curieux.
Les professionnels ne croient d’ailleurs pas à une telle erreur de débutant de la part de cette boîte et penchent plutôt pour un trop grand nombre de pages non trouvées sur le site (la célèbre erreur 404) ainsi que des problèmes lors des changements des 5 langues prévues par les créateurs. « Cyberscope » s’est tout naturellement appuyé sur cette thèse : d’une part en annonçant la mise à disposition de 10 serveurs physiques pour stocker le site (largement suffisant même pour des connexions massives), et d’autre part en jurant avoir respecté méticuleusement le cahier des charges fourni par le SIG.
La balle est donc clairement renvoyée au prestataire chargé de développer le site, l’agence « Mode d’emploi », qui avait opté pour une plateforme créée à partir de l’éditeur de site (en anglais CMS : Content Management System) Drupal, bien connu des webmasters.
Assez logiquement, la Web agency botte en touche et préfère détourner l’attention en annonçant la réouverture prochaine du site.
Le problème est que, plus les jours passent, plus la (nouvelle) sortie du site est repoussée et, les vacances venant compliquer les choses, il semble que la plus grande confusion règne chez nos amis du SIG. Manifestement, l’enquête lancée par le Service du Gouvernement au sujet de ce fiasco ne semble pas calmer le jeu…
Aux dernières nouvelles, la société « Cyberscope » a été dépossédée du bébé et du marché qu’elle avait obtenu, lequel passe dans les mains de l’hébergeur parisien « Typhon », bien connu des entités gouvernementales puisque celui-ci prend déjà en charge des sites institutionnels comme celui du Ministère du Travail.
Il est à parier que le jour où le SIG dévoilera le bilan de son audit, et si celui-ci confirme les dires des observateurs, un contentieux sévère pourra être lancé par « Cyberscope », injustement remercié a priori pour des erreurs probablement dues à l’agence « Mode d’emploi ».
Le plus triste dans cette histoire est que le site n’est plus aussi attendu qu’à la mi-juillet, et seuls quelques irréductibles gaulois s’intéressent encore à cette déroute en règle de l’Internet français et attendent l’arrivée du Messie.
C’est toujours la même histoire depuis la Coupe du Monde en Afrique du Sud : tous les acteurs se renvoient la balle (parfois difficilement pour l’équipe de France), et au final, personne n’est capable d’aller droit au but…

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Il semble que la canicule, sévissant comme presque chaque été en Californie, ait donné un sérieux coup de chaud aux dirigeants de la société de jeu vidéo américaine n°1 dans le monde, ACTIVISION BLIZZARD, pourtant bien à l’abri dans leurs superbes locaux climatisés. En effet, à l’heure d’une des sorties les plus attendues en ce début de IIIème millénaire («Starcraft II», suite du hit éponyme sorti en 1998, réalisé par la filiale Blizzard Entertainment), la firme de Santa Monica, née de la fusion d’Activision et de Vivendi Games, a officiellement annoncé qu’elle exigerait désormais systématiquement de connaître l’identité réelle de ses membres postant des messages sur les forums officiels des sites du groupe.
En apparence, Blizzard ne dit peut-être pas grand chose à l’immense majorité de la population, mais c’est pourtant l’un des studios de création les plus prolifiques et les plus puissants depuis la fin des années 90, auteur des séries à succès «Guitar Hero», «Diablo» et bien sûr «Warcraft», dont le petit dernier on-line, le désormais mythique «World of Warcraft», réunit aujourd’hui une communauté de plus de 11 millions d’aficionados payant leurs cotisations tous les mois pour entrer sur les terres d’Azeroth… Et que dire également du géant américain Activision qui reste, entre autres, l’éditeur de la série à succès « Call Of Duty » dont le dernier opus s’est écoulé à plusieurs millions d’exemplaires, toutes machines confondues.
L’annonce publiée le 6 juillet 2010 sur le site de la société a immanquablement provoqué un véritable tollé sur la Toile, avec plusieurs milliers de réactions de mécontentement en quelques heures. Les dirigeants ont défendu cette initiative sur le simple constat de forums transformés en véritables champs de bataille et faisant l’objet d’échanges de poisons et de jets de bombes incendiaires en tout genre. Le Conseil d’Administration, composé des représentants des deux structures américaine et française, a déclaré d’une même voix que « retirer le voile de l’anonymat qui caractérise les dialogues en ligne contribuera à un climat plus positif, encouragera les conversations constructives et créera des liens au sein de la communauté Blizzard qui n’existaient pas auparavant ».

En clair, et ceci est prévu évidemment de la même façon pour les forums du futur blockbuster « Starcraft II » (disponible dans nos magasins à partir du 27 juillet 2010), si vous décidez de vous inscrire et de poster des messages sur les forums de Blizzard, ce sera avec votre vrai nom (et du coup à vos frais…). Cette technique dite de « Real ID » est d’autant plus justifiée par l’éditeur qu’elle est pratiquée aujourd’hui par la plupart des journaux en ligne qui en ont assez des messages diffamatoires anonymes.
Mais pratiquée par tout le monde ne veut pas dire justifiée sur le plan de la protection des données personnelles : il est certain que l’affichage de noms complets sur le Net vont alimenter les résultats dans le cas de « googlélisations » sauvages ; pis encore, il peut nuire à la personne alors même que cette dernière utilise son droit à la liberté d’expression (tout dépend évidemment de la teneur des propos) car des critiques sur un jeu ou une société, fussent-elles non insultantes, pourront largement être supprimées et donc à présent récriminées pour cause de mauvaises publicités, ennemi n°1 à abattre pour les secteurs marketing.
Il y a néanmoins une bonne nouvelle dans cette histoire de fous, c’est que cette mesure ne s’appliquera qu’aux forums et non pas aux jeux eux-mêmes ; c’est vrai que s’appeler « Guillaume Lhuillier » quand on est un elfe noir, un orc, un gnome, un troll ou un tauren, cela fait tout de suite un peu moins « jeu de rôle »…

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Plusieurs fois proposée mais jamais appliquée, la redevance audiovisuelle vient encore une fois frapper à la porte des détenteurs de cartes « Tuner » pouvant regarder la télévision sur leur écran d’ordinateur ; en effet, un nombre toujours plus grand d’utilisateurs, geeks pour bon nombre d’entre eux, privilégient le PC « tout-en-un » en se passant de la traditionnelle petite lucarne, même à l’heure des écrans plats 3D, et déclarent ainsi ne pas posséder matériellement de postes de télévision, évitant ainsi le paiement de la célèbre redevance télé.

Mais, et c’est là que le bât blesse, cette mesure s’étendrait désormais à n’importe quel possesseur d’ordinateur !
Ainsi le débat s’est vu relancer ces derniers jours sur le terrain de l’énorme succès du « catch-up TV » permettant le re-visionnage de ses émissions favorites (divertissements, magazines, séries télés, etc.) sur les sites des chaînes, et ce tout à fait gratuitement, par le rapport remis le 30 juin par Claude BELOT et Catherine MORIN-DESAILLY, tous deux membres du Sénat. La « télévision de rattrapage » représente en effet pour eux un « vecteur de diffusion prometteur et notamment pour reconquérir les publics les plus jeunes« .

Ceux-ci préconisent donc de considérer notre bonne vieille bécane comme un réel poste de télévision. Selon le rapport, « la doctrine fiscale qui considère que la détention d’un ordinateur, même muni d’un dispositif lui permettant de recevoir la télévision, n’est pas soumise à la contribution à l’audiovisuel public est contraire à l’esprit de la loi. Le message envoyé aux propriétaires d’un terminal leur permettant de recevoir la télévision qui ne paient pas la contribution à l’audiovisuel public est néfaste. » Histoire d’en rajouter une couche, les sénateurs jouent la carte fiscale (ayant tendance à attendrir le gouvernement par les temps qui courent…) en mettant en avant les 150 millions d’euros non perçus par l’Etat depuis 2000 en l’absence de positionnement clair sur la question : le Sénat avait adopté début 2009 un amendement qui étendait la taxe des téléviseurs aux ordinateurs capables de recevoir les programmes des chaînes TV, mais cette extension n’a jamais été validée en commission mixte paritaire.
Concrètement, les deux membres de la Haute Assemblée appellent à corriger le tir au plus vite mais ne semblent pas dérangés par le fait d’imposer massivement une plus grande catégorie de population que celle prévue initialement : rien n’est trop beau pour satisfaire le principe d’égalité, surtout quand celui-ci remplit les caisses de l’Etat. A quand une taxe sur les taxes ?!

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C’est fait ! La toute nouvelle Autorité de Régulation des Jeux en Ligne, l’ARJEL, petite dernière dans le cercle très fermé des Autorités Administratives Indépendantes (AAI) françaises, a donné encore un peu plus de poids aux sociétés de poker en ligne en décernant 4 nouvelles licences à autant d’opérateurs agréés spécialisés donc dans les « jeux de cercle » avec le désormais mythique Texas Hold’em, représentant n°1 des jeux de poker dits « ouverts ».

Une première liste d’opérateurs avait été publiée le 8 juin 2010 et concernait principalement les opérateurs de paris sportifs et hippiques où 11 géants des jeux d’argent recevaient les faveurs de l’ARJEL pour exercer leurs activités en toute impun… légalité : Bwin, BetClic, SaJoo… Mais aussi parmi eux Everest et Table 14, uniquement pour le Poker.
La décision du 25 juin 2010, qui fait directement suite à son homologue du 8, propose donc 4 nouveaux agréments réservés aux jeux de cercle pour Electraworks (Luckyjeux.fr, Partypoker.fr et Actpoker.fr), Iliad Gaming (Chilipoker.fr), Reel Malta (Pokerstars.fr) et Partouche (Partouche.fr).

D’après les observateurs, une vingtaine de nouveaux opérateurs devraient être agréés par l’Autorité de Régulation d’ici la fin de l’année, c’est dire la marche inexorable des sites de jeux d’argent sur Internet…
… Qui pose inévitablement un certain nombre de questions quant à la multiplication probable des contentieux à venir en matière de surendettement ! En effet, quand Internet n’existait pas, les joueurs devaient faire l’effort, minime certes, mais effort quand même, de se déplacer chez leur buraliste pour acheter des tickets de grattage ou remplir la grille de résultats des matchs de Ligue 1 pour le week-end ; mieux, les adeptes du Poker n’avaient pas d’autres alternatives que de se rendre au Casino (si l’on met de côté les tournois de poker où, en théorie, les mises réelles sont interdites…) pour espérer gagner quelques subsides de leur passion, et l’on connaît les encadrements légaux accompagnant ce type d’établissements. Bref, en un mot, ces quelques petites contraintes techniques empêchaient la banqueroute de masse.
Aujourd’hui, bien évidemment, Internet a fait du jeu en ligne un jeu d’enfant (bien qu’interdit au moins de 18 ans…) : la création d’un compte prend 5 minutes, et le dépôt de somme d’argent sur le site (comprenez : le débit d’une somme d’argent de votre compte en banque…) se fait en un clic. Alors, certes, le retrait des gains (la remise d’argent sur votre compte) ne peut se faire sans le scan ou la photocopie de votre carte d’identité pour empêcher toute fraude ; certes, chaque site met en place une fonction de « jeu responsable » où, de votre propre chef, vous pouvez vous « auto-bannir » du site (au cas où la fièvre du jeu se serait emparée de vous…) et le site ne pourra vous recompter parmi ses membres qu’après le suivi d’une procédure fastidieuse ; certes, une hotline, déclinée parfois en « centre d’écoutes pour joueurs compulsifs », est disponible quasiment 24h/24, etc. Mais la réalité est là : tout est fait pour que vous vous inscriviez (bonus de 100% offerts pour les paris sportifs, et parfois jusqu’à 400% pour le poker!) mais aussi et surtout pour que vous ne cessiez jamais vos activités sur ces sites (bonus de fidélité, points fidélité pour des cadeaux supplémentaires, etc.).
Quoiqu’il en soit, et à l’heure où nous parlons, l’ARJEL étudie de nouvelles demandes avec dans chaque cas quatre mois pour rendre sa décision. Marc Simoncini, le célébre PDG de la plateforme de rencontre « Meetic », estime qu’ « il existe entre un et trois millions de joueurs de poker en ligne sur un marché potentiel de centaines de millions d’euros ».
Les jeux sont faits (pour eux, les sites de jeux d’argent), et rien ne va plus (pour nous, les pigeo… les joueurs).


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Bonne nouvelle pour tous les Apple maniacs, le fameux ipad est sorti aujourd’hui en France. Il s’en est vendu plus d’un million et demi aux USA, par contre je ne sais pas s’il y aura un aussi grand engouement en France. En effet, ses détracteurs disent que c’est un iPhone en plus grand, mais qu’on ne peut pas téléphoner. De plus, les prix ne sont guère abordables :
Ipad WIFI
16 Go = 499 €
32 Go = 599 €
64 Go = 699 €
Ipad Wifi + 3G
16 Go = 599 €
32 Go = 699 €
64 Go = 799 €
Malgré tout, j’ai eu la chance de le tester durant mon stage. J’avoue qu’il est très fluide et pour la lecture d’e-magazines c’est un vrai régal ! Dans une optique eco-tic, il permet d’économiser du papier et niveau transport, il est ultra léger. Pour les accros du net, je pense que c’est un bon substitut à un ordinateur. Par contre, je ne sais pas s’il y a un programme de traitement de texte fiable. Allez, si j’ai une mention dans ce Master 2, je me l’offre !
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