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« L’Empire (Microsoft) contre-attaque… »

Il y a peu de temps, dans une galaxie pas si lointaine, pas si lointaine…

L’annonce aura eu des airs de mauvais scénarios de Georges Lucas : Paul Allen, le cofondateur de la toute puissante multinationale Microsoft, a déclaré le 27 août dernier la Guerre à ses Clones géants de l’informatique et des télécommunications qui sont, dans l’ordre alphabétique, AOL, Apple, Ebay, FaceBook, Google, Netflix, Office depot, OfficeMax, Staples, Yahoo! et YouTube.

Le Sith, par le biais de son entreprise personnelle Interval Licensing, survivante de la défunte Interval Research Corporation fondée en 1992, a donc pris sa revanche sur les Jedi de l’Internet en portant plainte contre eux pour violation de brevets (les fameux patents ultra-protégés aux États-Unis).

Pas moins de quatre brevets de l’US Patent n°130 auraient ainsi été réutilisés par les onze firmes sans l’accord d’Interval Licensing et surtout sans aucun reversement de royalties. Les brevets en question sont les suivants :

  • U.S. Patent No. 6,263,507, « Browser for Use in Navigating a Body of Information, With Particular Application to Browsing Information Represented By Audiovisual Data. »
  • U.S. Patent No. 6,034,652, « Attention Manager for Occupying the Peripheral Attention of a Person in the Vicinity of a Display Device. »
  • U.S. Patent No. 6,788,314, « Attention Manager for Occupying the Peripheral Attention of a Person in the Vicinity of a Display Device. »
  • U.S. Patent No. 6,757,682, « Alerting Users to Items of Current Interest. »

Deux d’entre eux portent notamment sur des encadrés qui s’affichent par-dessus la fenêtre courante pour attirer l’attention et dispenser de nouvelles informations, un dispositif principalement utilisé par les créateurs de logiciel de messagerie électronique pour avertir l’utilisateur d’un nouveau message dans leur boîte mail personnel, ou encore les demandes d’ajout en ami et autres fonctionnalités du plus célèbre des réseaux sociaux.

On imagine le malaise provoqué dans la société de l’information et le coup de chaud monumental au sein de ces firmes que leurs juristes auront eu du mal à refroidir. Les déclarations des principaux intéressés restent ainsi très convenues, et leur étonnement manifeste frôle l’hypocrisie générale ; c’est ainsi que les représentants de FaceBook ont estimé que la revendication était « complètement dénuée de fondement » et « [qu'ils] la [combattraient] vigoureusement ». Le géant Google ne pouvait pas se permettre, lui non plus, de ne pas réagir et a déclaré que que « cette plainte contre certaines des entreprises américaines les plus innovantes reflète une tendance malheureuse de gens qui essaient d’entrer en concurrence dans les tribunaux plutôt que sur le marché. L’innovation, et non les poursuites, est la meilleure manière d’amener au marché les produits et services dont bénéficient des millions de gens dans le monde ». Ambiance…

La Menace fantôme est évidemment de taille : si la violation de ces applications Web était avérée, toutes ces sociétés devraient reverser des millions de dollars à Interval Licensing et surtout créer de nouvelles applications ne rentrant pas dans le champ des brevets suscités puisque la société de Paul Allen a demandé l’interdiction de réutiliser ces technologies ; notons d’ailleurs que la majorité des sites de e-commerce seraient également touchés, car les services du type « vous avez aimé ce produit-ci, vous aimerez probablement celui-là » ou bien « les autres internautes ont également acheté ces produits » fonctionnent sur les principes dégagés par les brevets en cause et devraient donc être purement et simplement retirés de ces plateformes. Avec, à la clé, des pertes de plusieurs millions de dollars pour les plus gros d’entre eux.

Mais les observateurs les plus chevronnés ne verraient-ils pas dans cette affaire une vengeance masquée de Microsoft ? La célèbre firme de Richmond, si souvent critiquée et attaquée en justice ces dix dernières années, notamment par Apple, doit se frotter les mains de voir ses concurrents directs mis à mal par ce pavé lancé dans la marre. Certes, Paul Allen agit en sa qualité de dirigeant d’Interval Licensing, mais le rapprochement avec son ancien compère Steve Balmer, président directeur général de Microsoft, ne peut être évité, les plus mauvaises langues diront même que c’est le Maître Darth Balmer Sidious qui a soufflé l’idée à son Apprenti Darth Allen Maul

Tout dépend donc de quel point de vue on se place : si Paul Allen agit « seul », il représente la petite Alliance rebelle contre l’Empire des Google, YouTube, FaceBook et Cie… Mais si Steve Balmer suit ça de loin, c’est bien lui, l’Empereur Palpatine, qui chapote le coup d’état contre les prétendus invincibles Jedi de l’Internet. Dans tous les cas, que la force soit avec lui

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Trop de « twitts » tuent le Twitt…

Si le petit peuple, la « France d’en bas » pour reprendre les mots exquis de notre ancien Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, n’a pas encore compris l’intérêt d’un outil comme Twitter, la « France d’en haut » marque quant à elle sa différence en faisant du joujou le réseau social non officiel des élites. En effet, chercheurs, philosophes, sportifs et politiciens s’adonnent en grand nombre aux désormais légendaires « twitts » via le second plus célèbre réseau social du monde, en toutes circonstances et en tous lieux. Tous ? Oui tous, le Sénateur Alain Lambert a été jusqu’à inaugurer une nouvelle pratique : le Twitter à la messe ! Sauf que la tolérance chrétienne a ses limites, et la sanction divine ne se fit pas attendre : le politicien a été forcé sous la pression médiatique de fermer son Twitter.

Sale temps pour le sénateur de l’Orne : en plus d’un 15 août pourri ou presque, celui-ci s’est humilié tout seul sur la Toile en twittant pendant l’office dominical. Deux twitts très exactement ont ainsi créé la polémique quelques heures après leurs envois : « la messe va commencer à Ménil-Jean » et « un baptême est célébré pendant la messe ». Amateurisme pour les uns de cet homme pourtant en avance sur ses collègues pour tout ce qui touche aux nouvelles technologies et aux nouveaux moyens de communication en ligne, simple partage d’un bon moment avec sa communauté de followers (ceux qui le suivent) pour les autres, le vent se déchaîna soudain sur le réseau social du petit oiseau et sur l’ensemble du Net. Les commentaires pleuvèrent, en général assez désagréables (« cela se fait de twitter dans un lieu de culte ? », « manque de respect du culte d’autrui », ou même un tonitruant « est-ce bien républicain de twitter pendant la messe ? ») et furent relayés par le journal Ouest-France qui fait les choux gras de cette affaire. Au final, la pression est telle que le pauvre sénateur décide de marquer son indignation en fermant son espace Twitter qui était pourtant un des plus suivis parmi les politiques. Il remercie pour l’occasion toute la communauté Twitter l’ayant soutenu et poste son ultime twitt sous forme de vibrant plaidoyer n’excédant pas, évidemment, les 140 caractères : « Je quitte Twitter et remercie tous ceux qui m’ont fait l’amitié de la partager en me suivant. Mickaël Louédec et Ouest-France m’ont découragé ».

Pour bien marquer le coup et tacler le journaliste d’Ouest France par qui le scandale est arrivé, le sénateur n’a pas hésité à conclure sa fermeture par une petite vidéo bien sentie et immédiatement partagée en ligne :

Que retenir de tout ce psychodrame ? En apparence, la situation peut faire sourire car elle se termine somme toute sans trop de dégâts : l’affaire sera oubliée dans quelques jours et, la rentrée parlementaire aidant, il est probable que Monsieur Lambert rouvre son Twitter ou continue au minimum de s’exprimer par un autre moyen sur le Net.

Plus insidieusement, on croit rêver quand on lit les twitts de mécontentement des autres internautes. A part si tous ces derniers sont des catholiques (ultra) convaincus ne tolérant pas que l’on se détourne une seconde de la prière divine, ceux-ci, qui ont très logiquement eux-aussi un compte sur Twitter puisqu’ils ont pu poster sur celui du sénateur Lambert, critiquent un procédé qui constitue la base même du concept, à savoir : commenter ses moindres faits et gestes et les traduire en micro-phrases.

On se souvient bien sûr du malaise provoqué dans la classe politique lorsque certains députés de l’Assemblée Nationale commentaient des débats à huit-clos directement de l’hémicycle via leur téléphone portable. Ici encore, la situation avait provoqué l’hilarité chez la plupart des observateurs qui comparaient les représentants de la Nation à de vrais gamins, et l’Assemblée à une cour de récré, tandis que le peuple rigolait jaune. Mais les remous provoqués étaient de toute façon justifiés pour des raisons de secrets des débats et de bonne conduite de la procédure parlementaire.

Dans le cas de Monsieur Lambert, quels sont bien les risques encourus en annonçant à la face du monde : « Je suis à la Messe » ? Aucun a priori, mis à part bien sûr l’engorgement du service à cause de millions de messages du même style totalement inutiles (« a bien mangé ce midi » ou autre « super la piscine ! »), provoquant une fois sur deux un bug généralisé et l’apparition du « Fail Whale », la baleine mythique qui exprime le naufrage temporaire de la plateforme.

Pour se défendre sur feu son Twitter, Alain Lambert gazouillait : « j‘étais tranquille dans mon coin [pendant la Messe] et personne n’a pu me remarquer« . Rien n’échappe à l’œil du Net – ou de Dieu – qui sait tout et voit tout. Décidément, les voies du Seigneur sont bel et bien impénétrables…

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« L’affaire Jessi Slaughter »

Jessi Slaughter, où comment une gamine un peu nunuche s’est faite piéger par le côté obscur de la Toile…

Ce qui aurait dû rester une banale vidéo à la première personne, comme on en trouve des dizaines de milliers sur les sites de vidéos en ligne, est pratiquement devenu en quelques heures une affaire d’état qui continue de secouer l’Amérique. Un bref rappel des faits s’impose.

Jessi, une jeune américaine de 11 ans un peu junkie dans le style de Key$ha et fan de groupes de rock plutôt trash, s’est crue pousser des ailes en publiant sur YouTube une vidéo la montrant devant son ordinateur en train de proférer des insanités à l’encontre des haters, que l’on pourrait traduire en français par des personnes qui la haïssent, avec qui elle aurait eu des altercations numériques sur des forums pour ados.

Si l’on ne peut à ce stade que mépriser cette petite peste qui ose quand même, entre autres, souhaiter que ses détracteurs attrapent le SIDA, on en vient vite à plaindre ce qui ne reste visiblement qu’une enfant trop gâtée vu le raz-de-marée provoqué sur la Toile : réponses sous forme de tornades d’insultes, mises sur la place publique de ses comptes FaceBook, Twitter et même de ses coordonnées personnelles… Tout ceci orchestré par le redouté forum « 4chan », déjà connu sur le Net pour avoir pourri la vie de l’Église de Scientologie, et qui a ici choisi sa nouvelle victime en lui administrant ce que ses membres appellent dans le jargon un « raid ».

Les objectifs de ce raid ont été atteints au-delà de toute espérance… Une seconde vidéo postée quelques jours plus tard montre la jeune fille éplorée demandant que tous ceux qui ont « ruiné sa vie » cessent leur petit jeu macabre. « Vie de merde ».

Cette vidéo, bien loin d’apaiser les esprits, relance le buzz puisque l’on y voit son père, moustachu de son état, pointer du doigt à la caméra les agresseurs de sa Jessi chérie et leur promettre des représailles sévères. Comme un malheur n’arrive jamais seul, la syntaxe plus qu’approximative du chef de famille (« les conséquences ne seront plus jamais les mêmes »), son côté un peu bourru et des menaces provoquant plus l’hilarité générale que la peur (« j’ai contacté la Cyberpolice… ») multiplient de manière exponentielle l’hostilité générale contre la pauvre Jessi.

Les choses vont d’ailleurs aller très loin : pêle-mêle, des appels anonymes, racontant tout et n’importe quoi sur la famille, qui ont poussé la police à venir enquêter au domicile ; ou encore, quelques blogs annonçant le suicide de la jeune fille…

« L’affaire Jessi Slaughter » finit donc par inquiéter la classe politique : les plus conservateurs demandent la mort de 4chan et la nécessité urgente de filtrer le Web, tandis que la plupart des commentateurs, déplorant que les choses aient aussi mal tournées, ne peuvent que recommander aux parents de surveiller l’activité audiovisuelle de leur progéniture, surtout si celle-ci est mineure.

En ce qui nous concerne, nous répétons inlassablement tout au long de nos articles que le Net n’est pas fait pour les pré-adolescents, voire même les adolescents, sans contrôle parental, car ceux-ci n’utilisent généralement pas d’eux-mêmes l’outil à bon escient et ne réfléchissent pas aux répercussions à long terme que peuvent générer des actes d’apparence tout à fait banals comme celui de Jessi Slaughter.

Au-delà d’une surveillance accrue de la part des parents qui paraît indispensable, il faudrait aussi regarder du côté des hébergeurs comme YouTube ou DailyMotion qui permettent à des gamins, par leur inertie sur ce sujet, de se mettre maladroitement en scène et d’être ensuite, dans les cas les plus extrêmes, en proie à la vindicte populaire…
Bien sûr, certains objecteront que ce type de situation ne concerne pas uniquement les jeunes ; le meilleur exemple, français celui-là (cocorico), a pour nom Jean-Pierre Herlant et résonne encore jusque dans les studios d’enregistrement de la matinale de Virgin Radio (ex-Europe 2) animée par l’insatiable Bruno Guillon.

Malheureusement, on ne peut s’en remettre ici qu’à la majorité légale de l’intéressé, atteinte visiblement par notre ami Jean-Pierre (quoique…), et résumée par le célèbre « il est majeur et vacciné (il fait donc ce qu’il veut) ». Pour tous les autres, c’est-à-dire ceux attendant avec impatience d’avoir 18 ans (ou 21 de l’autre côté de l’Atlantique), pourquoi ne pas mettre en place un système de validation du représentant légal de la personne mineure désirant ouvrir son compte YouTube ? Car il suffit en l’état de mentir sur son âge à l’inscription et dire avoir plus de 18 ans pour créer son compte sur la célèbre plateforme : un contrôle de la part de l’hébergeur qui, au mieux, fait sourire et, au pire, donne quelques frissons dans le dos.

Quoiqu’il en soit, le magistrat local a ordonné à notre Jessi de ne pas toucher un ordinateur pendant une semaine, le temps que l’orage passe. Et comme dirait le grand Albert Einstein : « Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue ».

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France.fr, de la Bérézina à Waterloo

Il y a des domaines que le monde entier nous envie, des domaines où notre bonne vieille France fait figure de référence, mais chacun sait que ce n’est pas celui des nouvelles technologies. En plus d’être généralement considérée comme « à la traîne » sur bon nombre de sujets high-tech, la France parachève de montrer sa médiocrité au yeux du monde par des situations qui la rendent tout proprement ridicule !

C’est véritablement le cas avec ce qui est devenu « l’affaire France.fr » : censé promouvoir les valeurs, les traditions et les beaux paysages de notre République – le « symbole de la France à travers le monde » selon le SIG, le Service d’Information du Gouvernement – le site France.fr n’a pu réussir sa mission que pendant quelques heures avant d’être rendu « momentanément indisponible » (comprenez : à jamais indisponible)… Effet garanti pour une plateforme lancée le jour de la fête nationale française, le 14 juillet 2010 !

Certains se demandent encore comment ce plantage généralisé a-t-il pu survenir seulement 50,000 connexions après son lancement ! Le SIG lui-même fait fausse route en rendant la société « Cyberscope », responsable de l’hébergement du site, fautive de ne pas avoir prévu assez de bande passante pour accueillir cet afflux massif de curieux.

Les professionnels ne croient d’ailleurs pas à une telle erreur de débutant de la part de cette boîte et penchent plutôt pour un trop grand nombre de pages non trouvées sur le site (la célèbre erreur 404) ainsi que des problèmes lors des changements des 5 langues prévues par les créateurs. « Cyberscope » s’est tout naturellement appuyé sur cette thèse : d’une part en annonçant la mise à disposition de 10 serveurs physiques pour stocker le site (largement suffisant même pour des connexions massives), et d’autre part en jurant avoir respecté méticuleusement le cahier des charges fourni par le SIG.

La balle est donc clairement renvoyée au prestataire chargé de développer le site, l’agence « Mode d’emploi », qui avait opté pour une plateforme créée à partir de l’éditeur de site (en anglais CMS : Content Management System) Drupal, bien connu des webmasters.

Assez logiquement, la Web agency botte en touche et préfère détourner l’attention en annonçant la réouverture prochaine du site.

Le problème est que, plus les jours passent, plus la (nouvelle) sortie du site est repoussée et, les vacances venant compliquer les choses, il semble que la plus grande confusion règne chez nos amis du SIG. Manifestement, l’enquête lancée par le Service du Gouvernement au sujet de ce fiasco ne semble pas calmer le jeu…

Aux dernières nouvelles, la société « Cyberscope » a été dépossédée du bébé et du marché qu’elle avait obtenu, lequel passe dans les mains de l’hébergeur parisien « Typhon », bien connu des entités gouvernementales puisque celui-ci prend déjà en charge des sites institutionnels comme celui du Ministère du Travail.

Il est à parier que le jour où le SIG dévoilera le bilan de son audit, et si celui-ci confirme les dires des observateurs, un contentieux sévère pourra être lancé par « Cyberscope », injustement remercié a priori pour des erreurs probablement dues à l’agence « Mode d’emploi ».

Le plus triste dans cette histoire est que le site n’est plus aussi attendu qu’à la mi-juillet, et seuls quelques irréductibles gaulois s’intéressent encore à cette déroute en règle de l’Internet français et attendent l’arrivée du Messie.

C’est toujours la même histoire depuis la Coupe du Monde en Afrique du Sud : tous les acteurs se renvoient la balle (parfois difficilement pour l’équipe de France), et au final, personne n’est capable d’aller droit au but…

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« J’aime pas » les pédophiles sur FaceBook…

Nos voisins de l’autre côté de la Manche ne font décidemment jamais rien comme tout le monde mais, pour une fois, leur excentricité so british pourra peut être éviter certains dénouements douloureux. En effet, les autorités britanniques ont décidé de mettre en place un système d’alerte sur FaceBook pour les jeunes sujets de Sa Majesté dès que ceux-ci soupçonnent un pédophile de les « halpaguer » via le plus célèbre des réseaux sociaux.

Un message automatique sera ainsi envoyé à chaque utilisateur de 13 à 18 ans, les exortant à installer l’application. Cette nouvelle fonctionnalité, baptisé « Click CEOP », du nom du centre pour la sécurité sur internet et contre l’exploitation des enfants (CEOP : the Child Exploitation & Online Protection), leur garantira un lien hypertexte avec le site www.ceop.gov.uk directement accessible de leur profil FaceBook avec, en prime, le rajout d’un « bouton d’urgence » qui leur offrira la possibilité de déclarer des cas suspicieux en un clic.

Les observateurs ne tarissent pas d’éloges pour cette dernière trouvaille qui fait quasimment l’unanimité, aussi bien auprès des dirigeants de FaceBook que du gouvernement anglais. Pour autant, ce dernier ne tombe pas, chose rare, dans l’allégresse : James Brokenshire, secrétaire d’Etat britannique à la prévention des crimes, souligne en ce sens que « même si cette solution apporte un vrai plus, il est aussi vital que le gouvernement continue à travailler avec les professionnels du secteur, la police et les parents pour éduquer les enfants sur les dangers auxquels ils peuvent être exposés en ligne ». Réfléchi, logique et modeste, plutôt rare chez un politique.

Pour aller encore plus loin, on peut aussi discuter de l’attitude si particulière de la firme créée par Mark Zuckerberg. Certes, le concept est généreux, mais il permet d’éviter soigneusement la seule réelle question qui se pose : FaceBook, de par sa nature et son fonctionnement, n’est-il pas trop dangereux pour les adolescents et pré-adolescents ? Cette crainte est d’autant plus justifiée lorsque l’on constate l’engouement de plus en plus prononcé par les jeunes générations pour cet outil conçu, à la base, par et pour des campus étudiants… Ce qui ne semble d’ailleurs gêner en aucune façon le site aux 500 millions d’inscrits. Pourtant, les détracteurs les plus féroces de la plateforme ne cessent de déconseiller l’inscription à FaceBook aux personnes dites « faibles », à la fois mentalement et physiquement, et facilement influençables. Qui correspond le mieux à cette description que nos chères petites têtes blondes ? Certes, « Click CEOP » permettra probablement de repérer certains détraqués et les empêcher de nuire, mais il ne pourra arrêter les meilleurs ennemis des adolescents, c’est-à-dire eux-mêmes…

Quoiqu’il en soit, si l’essai est concluant, il y a fort à parier que ce système entrera en vigueur dans d’autres pays, et la France s’intéresse déjà de près à ce projet. Et quand l’Angleterre et la France sont d’accord sur un point, c’est historique !

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Quand les éditeurs de jeux de rôles exigent que les joueurs révèlent leur véritable identité…

Il semble que la canicule, sévissant comme presque chaque été en Californie, ait donné un sérieux coup de chaud aux dirigeants de la société de jeu vidéo américaine n°1 dans le monde, ACTIVISION BLIZZARD, pourtant bien à l’abri dans leurs superbes locaux climatisés. En effet, à l’heure d’une des sorties les plus attendues en ce début de IIIème millénaire («Starcraft II», suite du hit éponyme sorti en 1998, réalisé par la filiale Blizzard Entertainment), la firme de Santa Monica, née de la fusion d’Activision et de Vivendi Games, a officiellement annoncé qu’elle exigerait désormais systématiquement de connaître l’identité réelle de ses membres postant des messages sur les forums officiels des sites du groupe.

En apparence, Blizzard ne dit peut-être pas grand chose à l’immense majorité de la population, mais c’est pourtant l’un des studios de création les plus prolifiques et les plus puissants depuis la fin des années 90, auteur des séries à succès «Guitar Hero», «Diablo» et bien sûr «Warcraft», dont le petit dernier on-line, le désormais mythique «World of Warcraft», réunit aujourd’hui une communauté de plus de 11 millions d’aficionados payant leurs cotisations tous les mois pour entrer sur les terres d’Azeroth… Et que dire également du géant américain Activision qui reste, entre autres, l’éditeur de la série à succès « Call Of Duty » dont le dernier opus s’est écoulé à plusieurs millions d’exemplaires, toutes machines confondues.

L’annonce publiée le 6 juillet 2010 sur le site de la société a immanquablement provoqué un véritable tollé sur la Toile, avec plusieurs milliers de réactions de mécontentement en quelques heures. Les dirigeants ont défendu cette initiative sur le simple constat de forums transformés en véritables champs de bataille et faisant l’objet d’échanges de poisons et de jets de bombes incendiaires en tout genre. Le Conseil d’Administration, composé des représentants des deux structures américaine et française, a déclaré d’une même voix que « retirer le voile de l’anonymat qui caractérise les dialogues en ligne contribuera à un climat plus positif, encouragera les conversations constructives et créera des liens au sein de la communauté Blizzard qui n’existaient pas auparavant ».

En clair, et ceci est prévu évidemment de la même façon pour les forums du futur blockbuster « Starcraft II » (disponible dans nos magasins à partir du 27 juillet 2010),  si vous décidez de vous inscrire et de poster des messages sur les forums de Blizzard, ce sera avec votre vrai nom (et du coup à vos frais…). Cette technique dite de « Real ID » est d’autant plus justifiée par l’éditeur qu’elle est pratiquée aujourd’hui par la plupart des journaux en ligne qui en ont assez des messages diffamatoires anonymes.

Mais pratiquée par tout le monde ne veut pas dire justifiée sur le plan de la protection des données personnelles : il est certain que l’affichage de noms complets sur le Net vont alimenter les résultats dans le cas de « googlélisations » sauvages ; pis encore, il peut nuire à la personne alors même que cette dernière utilise son droit à la liberté d’expression (tout dépend évidemment de la teneur des propos) car des critiques sur un jeu ou une société, fussent-elles non insultantes, pourront largement être supprimées et donc à présent récriminées pour cause de mauvaises publicités, ennemi n°1 à abattre pour les secteurs marketing.

Il y a néanmoins une bonne nouvelle dans cette histoire de fous, c’est que cette mesure ne s’appliquera qu’aux forums et non pas aux jeux eux-mêmes ; c’est vrai que s’appeler « Guillaume Lhuillier » quand on est un elfe noir, un orc, un gnome, un troll ou un tauren, cela fait tout de suite un peu moins « jeu de rôle »…

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François Baroin présente ses « 100 mesures » pour moderniser l’Administration

Le tout nouveau Ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat, François Baroin, successeur d’Eric Woerth à ce poste, a présenté, lors d’une rencontre organisée par la Direction Générale à la Modernisation de l’Etat, ou DGME, son plan de 100 mesures censées redonner un coup de jeune à l’administration et rebooster le passage de celle-ci au tout numérique.

Une phrase clé résume la pensée et l’action du Ministre : « toute démarche faisable par courrier sera faisable par Internet d’ici 2012 ». Pertes de papier d’identité, attestation de déménagement, création d’entreprise ou d’association… Tout y passera, sans exception. Mieux, M. le Ministre assure qu’il sera bientôt possible de déclarer à plusieurs administrations en une seule fois un changement d’adresse via le Net par exemple.

L’autre chantier important est la qualité et la rapidité de l’information distillée aux usagers : en effet, la prolifération de sites web institutionnels pour chaque entité ministérielle, dont certains sont obsolètes et/ou totalement laissés à l’abandon, ne permet pas à l’usager selon les responsables politiques d’aller droit au but et de répondre à ses interrogations en un clin d’œil. Ainsi, la DGME prévoit ni plus ni moins la division par 10 du nombre de plateformes institutionnelles, avec une meilleure interconnexion entre les nouveaux sésames, pour privilégier clairement la qualité à la quantité.

La phrase choc du Ministre n’oublie pas la perspective du délai puisque l’année 2012 est avancée assez pompeusement par les pouvoirs publics (il ne reste tout de même qu’un an et demi pour y arriver, et l’administration est quand même aussi connue pour sa lourdeur…). Pour autant, la DGME souhaite rassurer les foules en exhibant fièrement sa version 2.0 flambant neuve du désormais célèbre « mon.service-public.fr » (qui gère à l’heure actuelle plus de 700,000 utilisateurs et une inscription toutes les deux minutes !) attendue pour le 12 juillet 2010. Cette deuxième mouture permettra, entre autres, une meilleure interopérabilité avec les téléphones portables nouvelle génération (Proxima Mobile est passé par là) et les tablettes du style iPad, mais également un accès simplifié et plus ergonomique aussi bien aux personnes handicapées qu’aux citoyens lambda.

Par ailleurs, le Gouvernement a également déclaré qu’il comptait développer un nouveau service d’envoi automatique de SMS de signalement aux usagers pour tout type de procédures diverses et variées, d’un simple renouvellement de passeport à un rappel, plus épineux, de paiement de l’impôt…

Se voulant rassurant de par sa sérénité affichée, le « Soldat Baroin » monte au front d’un gigantesque champ de bataille, parfois miné, en ayant le mérite de motiver ses troupes pour qu’elles remplissent les objectifs escomptés. On en oublierait presque les nombreuses heures supplémentaires et la grosse pression inévitable qui va retomber d’ici à 2012 sur les épaules de nos pauvres agents-techniciens informatiques…

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Google dans le collimateur de la CNIL pour son service « Street View »

Décidément, la CNIL n’en finit pas de faire parler d’elle : la section contentieuse de l’éminente institution créée en 1978 a mis en demeure le 26 mai 2010 le groupe Internet GOOGLE pour sa dernière fonctionnalité en vogue, le « Google Street View ».

La Commission a en effet révélé dans son rapport annuel présenté le 18 juin qu’elle avait épinglé la firme californienne pour avoir capté et collecté toutes sortes d’informations relatives à la vie privée. Le moteur de recherche n°1 dans le monde jure que cette captation est tout à fait fortuite et indépendante de la volonté des techniciens du « Street View » : ceux-ci ont en effet, au cours de leurs escapades aux quatre coins de la France pour photographier sous divers angles les habitations et les chemins de traverse de notre beau pays, intercepté, « par erreur » selon eux, les paquets de données provenant des réseaux Wi-Fi non sécurisés des particuliers.

Vu du logiciel "Google Street View"

Quel que soit le niveau d’honnêteté de GOOGLE, la Commission Nationale Informatique et Libertés a estimé que « l’enregistrement de ces données, effectué à l’insu des personnes concernées, présente un caractère déloyal au sens de la loi. C’est une intrusion dans la vie privée. »

Les membres de la CNIL ont alors usé de tous les moyens d’enquête mis à leur disposition pour, si besoin est, condamner la société en vertu des nouveaux pouvoirs acquis depuis la loi du 6 août 2004 ; ainsi ces derniers se sont tout naturellement invités sur place pour récupérer les données illégalement collectées et ont ensuite obligé la société à refuser toute récupération de données personnelles, même involontaire, pour la poursuite des prises de vue du « Street View ». Des sources sûres parlent de deux disques durs de plusieurs Téraoctets de data à présent en possession de la CNIL…

Malgré la bonne volonté du géant américain quant à sa soumission à l’institution française, la CNIL a pu se faire une idée très précise de l’ampleur du désastre au vu du type de données attrapées par GOOGLE : mots de passe de boîtes aux lettres électroniques, contenus de certains e-mails, noms et détails de fichiers échangés par Wi-Fi, etc. Pire encore, cette maladresse, si toutefois on accorde le bénéfice du doute à la société, ne touche pas seulement la France mais également d’autres pays dans le monde comme l’Espagne, l’Allemagne ou encore le Canada qui, logiquement, ne devraient pas tarder à porter plainte.

Les ennuis ne font donc que commencer pour GOOGLE qui noircit encore un peu plus avec cette affaire son image, et ce ne sont certainement pas les déclarations maladroites voire outrancières de son président actuel, M. Eric Schmidt, qui vont venir calmer le jeu…

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Fin de l’anonymat sur les blogs ?

Jean-Louis Masson, sénateur de la Moselle apparenté UMP avait fait une proposition de loi le 3 mai 2010  tendant à  « faciliter l’identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des « blogueurs » professionnels et non professionnels ».

Interview de Jean-Louis Masson sur Dailymotion

Je cite: « quand on se couvre derrière l’anonymat d’internet pour tenir des propos diffamatoires, injurieux ou délibérément malveillants, de même que lorsqu’on le fait par écrit par l’intermédiaire d’une lettre, d’un tract ou d’un journal, on doit assumer ses responsabilités vis à vis de la justice ».

Malgré tout, cette proposition est sujet à controverse. En effet, cela mettrait en danger nombreux blogueurs qui osent s’exprimer sous le couvert de l’anonymat :

- Toutes ces personnes qui critiquent les conditions de travail désastreuses dans leur entreprise.

- Tous ces agents publics, fonctionnaires soumis au droit de réserve qui dévoilent les difficultés de leur quotidien.

- Tous ces homosexuels qui osent s’exprimer sans gêne…

Cette proposition de loi est un frein au web 2.0, à la liberté d’expression et je ne parlerai pas de nos chères données personnelles. Des procédures existent déjà pour lutter contre les propos diffamatoires, injurieux ou délibérément malveillants. Je ne pense pas que lever l’anonymat des blogueurs serait la solution miracle.

Une récente vidéo a par ailleurs fait le buzz ces derniers temps en soulignant les faibles connaissances du sénateur en NTIC.

« Le Sénateur Jean-Louis Masson, auteur d’une proposition de loi visant à supprimer l’anonymat des blogueurs non professionnels, était l’invité des Grandes Gueules sur RMC. Testé sur sa connaissance des nouvelles technologies, il est apparu bien peu au courant des tendances actuelles sur le web… « Cela ne m’intéresse pas », a même confié le Sénateur. » Commentaire de la vidéo Dailymotion.

Jean-Louis Masson sur RMC


Catégorie : Actualités des réseaux &LE BLOG N.T.I.C &Législations numériques &Web 2.0

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